Home is where the heart is.

A J+12 de mon arrivée à Shanghai, il était temps de rédiger un article concernant mes ressentis. Si un article spécialement consacré à la découverte de la ville d’un point de vue plus touristique est prévu (quoique … Mais ceci est une surprise !), je pense que ce n’est pas encore le meilleur moment pour le réaliser.

Par où commencer. Je ne sais pas, ou plutôt je ne sais plus. En effet, tout est devenu si “normal” depuis quelques jours … Alors je vais essayer de revenir en arrière et tout simplement de réagir avec mes yeux émerveillés, surpris et parfois décontenancés du début.

Ce qui m’a tout bonnement frappé en arrivant ici, ce sont ces immenses buildings qui nous entourent, constamment. Au moment-même où je vous écris, je me trouve sur le lit, avec une vue incroyable depuis la chambre … Ces innombrables et incroyablement grands buildings m’entourent et le bruit que je peux entendre, même avec les fenêtres fermées -car, oui, ici l’isolation n’est pas au top… Que ce soit phonique ou thermique.. Les Chinois ne chauffent pas les pièces de vie, mais uniquement les chambres …- est un mélange de klaxons, rires et cris/paroles de Chinois. Ici, on klaxonne pour signaler un danger mais pas uniquement ! On klaxonne aussi pour dire que l’on est là, pour se montrer aux yeux des autres, etc, ou tout simplement, pour faire du bruit ! Il faut dire que pour circuler à pieds dans ce dédale de vélos, scooters électriques, taxis, bus et voitures diverses, ce n’est pas de tout repos. Les odeurs aussi sont assez caractéristiques. Mon chéri m’a justement raconté que la majorité des gens déjà venue à Shanghai reconnaissait ces flux odorants dès son arrivée dans la ville. Pour moi, c’est un mélange de pneu cramé et de nourriture asiatique qui flotte dans les airs. Ensuite, la pollution se remarque parfois à cette sorte de brouillard que l’on a l’impression d’avoir, et aussi par le fait que les gens portent des masques. Qu’ils soient en plastiques, en papier ou de vrais masques de protection, on se rend bien compte que ce n’est pas quelque chose d’anodin ; mais j’ai lu que les conséquences de la pollution sur l’espérance de vie n’étaient pas démontrées de manière certaine, alors …

Après ces toutes premières impressions, il est bien entendu également nécessaire de parler de cette “barrière de la langue” dont on entend toujours beaucoup parler dès que l’on évoque l’Asie, de manière générale. Me concernant, cela ne m’a pas posé de grandes difficultés, peut-être parce que je suis habituée à voyager à l’étranger (bien que principalement en Europe, pour le moment !) mais aussi parce que je n’ai jamais trouvé que la communication était rompue entre nous : soit je m’exprime avec les mains, en faisant des gestes ; soit je mixe de l’anglais et du chinois de base (car ici, peu de personnes parlent anglais, ce sont surtout les jeunes qui le peuvent) ; soit je montre et me déplace limite derrière le comptoir pour montrer ce que je souhaite ! Et puis, quand il s’agit d’acheter, ils sont toujours très avenants… A bon entendeur ! Car, oui, à peine rentrée dans une boutique, la petite “laowai” (étrangère) que je suis, se fait directement aborder et suivre (le pire, c’est bien ça !) jusque dans les moindres recoins du magasin, afin de s’assurer qu’elle ne manque de rien. Mais quand je me retrouve à me faire suivre aussi longtemps, je prends un malin plaisir à les faire tourner en bourrique. Je sais, c’est mal, mais c’est tellement désagréable de se sentir épiée dans chacun de ses mouvements …

De manière générale, je suis hyper motivée pour apprendre les langues – j’ai notamment une licence LLCE allemand pour ceux et celles qui ne sauraient pas – mais là, je le suis d’autant plus, car ça m’est réellement utile, pour demander à un taxi de me ramener, par exemple ou encore tout simplement pour pouvoir échanger avec les gens qui m’entourent. Car si les enfants me parlent facilement en me lançant des “ni hao” ou “hello” à la volée, les personnes âgées me sourient toujours et j’aimerais beaucoup leur parler … Encore il y a peu, un homme âgé a tenté, en vain, d’exprimer quelque chose à mon égard. Cela en est resté à un simple sourire, c’est déjà bien mais pas assez pour moi ! Quant aux adultes, ils me dévisagent la plupart du temps. En effet, une Occidentale parmi tous ces Chinois, je vous laisse imaginer l’effet que cela peut leur faire, qui plus est lorsque celle-ci est bien maquillée/a du rouge à lèvres… Ici, les locales ne se maquillent que très peu et j’ai remarqué que les femmes qui se maquillaient franchement travaillaient plutôt dans les parfumeries.

Un autre domaine ne pourrait pas ne pas être traité : celui de la nourriture. Les odeurs de nourriture étant très présentes, les saveurs sont d’autant plus agréables et envoutantes. Que ce soit de la cuisine typiquement shanghaienne ou bien asiatique (chinoise, japonaise ou encore vietnamienne, pour ce que j’ai principalement goûté pour le moment), tout est délicieux à mes yeux. Enfin, pour mes papilles ! Et puis, le fait que l’on puisse se restaurer pour si peu cher (en moyenne, 10 euros un repas pour deux personnes) donne encore plus envie de tester les “boui-boui” qui nous entourent. Rien que dans le quartier où je vis, il y a déjà tellement à faire ..! Parmi ce que je préfère, il y a les “xialongbao”, ce sont des ravioles divinement délicieuses, farcies aux légumes et/ou à la viande. Puis les encas que l’on peut acheter dans tous les coins de rue : les “jobao” à la viande, et les autres, aux légumes. Ce sont des sortes de gros pains blancs et ronds, dans lesquels se cachent les ingrédients. Bien sûr, il y a aussi des brochettes de tout et de n’importe quoi, mais je n’ai pas (encore) essayé, car on me le déconseille fortement. La nourriture de rue n’est pas cuite dans des conditions d’hygiène optimales, si vous voyez ce que je veux dire… C’est un peu comme la viande que l’on peut trouver à l’air libre dans les centres commerciaux…

Parlons centres commerciaux et affaires, tiens ! Eh bien, que vous dire de plus à part qu’il existe un nombre affolant de ces centres, qu’ils soient luxueux (avec des magasins de bagagerie, d’habillement ou encore les épiceries françaises comme Ladurée) ou un peu moins (dans ce cas, avec des parfumeries traditionnelles ou Sephora, et des magasins de vêtements), ils sont tous à voir ! En effet, la décoration est magique et les étages si nombreux qu’on ne sait même plus où donner de la tête ! Souvent, les restaurants sont au dernier étage ou bien il s’agit de la partie “living” avec fauteuils massants et lits technologiques ! Question prix, cela dépend mais c’est vraiment avantageux pour les marques asiatiques, et de manière générale, on peut faire de vraies affaires ! -sans parler des marchés au “fake”…- pour moi qui suis une shopaholic, c’est vraiment génial !

Enfin, j’en oublierais la moitié si je ne parlais pas de tous ces magasins d’objets kitschs et démodés/colorés/inutiles ! Des centaines de produits, voire même des milliers de trucs que je souhaiterais pourtant (secrètement ou pas) tester …

Pour conclure provisoirement, j’ADORE cette ville et je m’y vois bien pour les prochaines années à venir. Elle a beau être polluée et surchargée en population, je ne me suis jamais sentie oppressée, mis à part dans le métro aux heures de pointes, mais ça, même à Paris je le suis d’autant plus …

Sur ce, je vous laisse et repars en vadrouille, afin de préparer le prochain article, comme prévu.

J’espère vous avoir fait découvrir une bonne partie de Shanghai, rien qu’avec cet article.

 

A très vite pour de nouvelles aventures,

Roseline ❤

 

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